EPIPACTIS
EXILIS (Devilliers et Terschuren) Delforge
Epipactis grêle
(Voir à Epipactis
helleborine pour
la description du genre)
La découverte en 2007 dans le Puy-de-Dôme d’Epipactis
exilis, espèces nouvelle pour la France, a fait
sensation. En fait, presque au même moment, l’espèce
était également détectée dans les
Cévennes (nord du Département du Gard).
E. exilis fait partie du sous-groupe « Phyllanthes »
qui comptait trois espèces en France (quatre donc maintenant) ;
les espèces de ce groupe se caractérisent par
des feuilles petites et peu nombreuses, une hampe florale presque
glabre, vert-jaune et sans nuances pourpres, des caractères
microscopiques particuliers des bords de la feuille. A l’intérieur
du sous-groupe phyllanthes, E. exilis se singularise
par des callosités bien marquées sur l’épichile
(partie externe du labelle) et des feuilles vraies encore moins
nombreuses que pour les autres espèces du sous-groupe
(généralement trois feuilles par plante). E
exilis est autogame, et sa morphologie est très
homogène.
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| Répartition-écologie |
L’espèce n’était connue jusque là
que dans les Balkans, en Italie centrale et méridionale
et en Sardaigne. Dans le Puy-de-Dôme, on a mis en évidence
7 ou 8 stations, regroupant de 200 à 300 plantes, sur
deux mailles contiguës du Pays des Couzes.
L’écologie de l’espèce est extrêmement
précise : E. exilis est rencontré
en hêtraie, au fond de ravins très pentus, exposés
au nord. Le sol est toujours à réaction acide,
la litière de feuilles de hêtre très épaisse,
le milieu très humide : les plantes sont toujours
plus ou moins liées à une circulation d’eau
au fond des ravins, sous la litière. L’espèce
a été retrouvée sans problème en
2008, année dont l’été a été
aussi arrosé que celui de 2007. Son statut juridique
est en attente.
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| Répartition
altitudinale : |
mini :m
moy. : m
maxi : m
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| Période de floraison
: |
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| Protection : |
Toute la France :
Auvergne :
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